Avec : Mark Wahlberg, Christian Bale, Amy Adams, Melissa Leo...
Film américain,
Genre : Saignant ou à point ?
Durée : 1h53
Micky
Ward est un jeune boxeur dont la carrière stagne. Il va rencontrer
Charlene, une femme au caractère bien trempé, qui va l'aider à
s'affranchir de l'influence négative de sa mère, qui gère maladroitement
sa carrière, et de ses sœurs envahissantes.
Son demi-frère Dicky Eklund, lui, a connu la gloire sur le ring, il y a bien longtemps. C’était avant qu’il ne sombre dans la drogue, avant son séjour en prison.
Entre le sportif en quête d’un second souffle et l’ex-toxico, il y a longtemps que le courant ne passe plus. Trop de non-dits, d’échecs et de souffrances. Pourtant, parfois, les hommes changent, et Micky et Dicky vont peut-être avoir ensemble, la chance de réussir ce qu’ils ont raté chacun de leur côté…
Son demi-frère Dicky Eklund, lui, a connu la gloire sur le ring, il y a bien longtemps. C’était avant qu’il ne sombre dans la drogue, avant son séjour en prison.
Entre le sportif en quête d’un second souffle et l’ex-toxico, il y a longtemps que le courant ne passe plus. Trop de non-dits, d’échecs et de souffrances. Pourtant, parfois, les hommes changent, et Micky et Dicky vont peut-être avoir ensemble, la chance de réussir ce qu’ils ont raté chacun de leur côté…
Critique du Dr. Gonzo :
The Fighter
revient de loin, entre les changements de réalisateur (Darren Aronosky à
l'origine) et d'acteurs (Brad Pitt entre autres), le biopic sur le
come-back de Micky Ward en a vu de toutes les couleurs. Mais c'était
sans compter sur la détermination de Mark Wahlberg qui est
particulièrement touché par le scénario puisqu'il y trouve des
similitudes avec sa propre vie : enfance dans une ville industrielle
défavorisée du Massachusetts, famille nombreuse, difficultés dans
l'ascension professionelle... L'acteur suit un entraînement de 3 ans
pour se mettre dans la peau du boxeur avant même l'accord des studios
pour débuter le tournage ... et renonce même à toucher un salaire pour
que le film voir le jour ! C'est ce qu'on appelle un acteur qui va au
bout de ses ambitions...
Disons le tout de suite, The Fighter n'est
pas un film centré sur la boxe. L'intelligence du film tient dans le
fait d'être riche dans sa thématique, dans sa vision d'une famille
borderline, le tout ayant pour cadre une ville américaine pauvre au
début des années 90. Sans jamais se détourner de la boxe qui reste le
fil directeur, David O. Russell peint le quotidien chaotique de Micky
Ward et de sa famille trop envahissante, avec une réalisation
quasi-documentaire qui retranscrit à merveille la pauvreté et la crasse
de Lowell. D'ailleurs les combats de boxe sont présentés comme de
véritables retransmissions TV de la chaîne HBO, ce qui souligne encore
cette envie de réalisme. Entre Micky Ward qui essaye de remonter la
pente vers le championnat de boxe, son frère qui lutte contre son
addiction au crack, ou bien la love story entre Ward et Charlene
Fleming, tout le film transpire l'authenticité.
Christian
Bale confirme qu'il est l'un des acteurs les plus importants de sa
génération, en incarnant un junkie extravagant et criminel, tandis que
Mark Walhberg livre un jeu humble et renversant. Magnifié par des
morceaux de rock old-school (au hasard, Led Zeppelin et Aerosmith), The Fighter
parvient à nous mettre K.O. par des images très crues de cette famille
white trash, mais aussi par sa force émotionnelle et des dialogues
justes. Reste quelques petites tâches dans ce classique en puissance, la
bande-son de Michael Brook est un poil trop discrète pour marquer les
esprits, et la multiplicité des points de vue (combats TV, reportage sur
Eklund, caméra normal...) est parfois mal gérée. Plus qu'un film sur la
boxe, The Fighter est un magnifique drame sur la lutte contre l'adversité.
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