mercredi 1 avril 2015

Big Eyes

Réalisé par : Tim Burton

Avec : Amy Adams, Christopher Waltz, Danny Huston...

Nationalité : Américo-canadienne

Genre : Près des yeux, loin du cœur

Durée : 1h47








BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail.






Kritique de Kaal

Vous ne le savez peut-être pas et même si vous le savez, je vais vous l'apprendre quand même ça fera une bonne raison de lire ce papier numérique. Je suis fan de Tim Burton. Mais un fan meurtri, blessé et perplexe. Depuis ma réelle découverte du réalisateur, il n'a fait quasiment que des fours (j'ai pu mettre une tête à ce nom à partir des Noces Funèbres). Des films esthétiquement propres mais sans âme voire pour certains abjects. Je préfère me retourner avec une nostalgie factice vers ses films des années 90 quand il était au sommet de son art.Alors... Tim Burton est-il définitivement rentré dans le rang ? Éléments de réponse avec Big Eyes.


Le film s'inspire du succès artistique de nombreux tableaux avec des enfants ayant de très grands yeux dans un univers mélancolique. Adoré par la public et honni des critiques d'arts, Walter Keane était le phénomène des années 1960. Problème, il n'a jamais peint aucune toile. C'était en fait sa femme Margaret. Épouse dévouée et douée pour la peinture plutôt que la vente, son artiste raté de mari prend tout sur lui et se fond en parfait commercial. Vient très vite une relation malsaine entre les deux personnages qui parasite la plus grande imposture de l'Art. C'est justement cette époque que Tim Burton dépeint dans un style certes fidèle à la période mais trop propre par rapport à ce dont il est capable. Si le film est très bien réalisé, on en vient à regretter ce grain de folie qui faisait l'intérêt de l'artiste. 

La folie vient des facéties incessants de Christopher Waltz qui prête ses traits à Walter Keane. Sa prestation est cohérente avec le personnage mais il est parfois vraiment relou tant ses grimaces peuvent paraître grossières et de trop. Par bonheur, ça contrebalance bien avec Amy Adams qui joue une femme talentueuse mais hésitante à assumer ce rôle de femme indépendante à une époque où celle-ci cherche à réclamer avec raison ses droits. Malheureusement, il est difficile d'éprouver de la compassion pour cette dame. Ces deux acteurs semblent en roue libre. Alors certes, laisser de la place au jeu des acteurs est louable mais là, il semble que ce soit de trop.

Malgré certaines scènes transcendantes et une histoire qui se tient, Big Eyes peine à nous emballer. Le film évoque une imposture qui ressemble -à mon plus grand regret- à la carrière du Tim Burton de ces dernières années. 






3 commentaires:

  1. Une honte que ce film impersonnel, navrant, ne racontant rien de plus qu'une page Wikipedia et jouée excessivement. La mort de Tim Burton.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai le coeur qui a mal. Vraiment.

      Supprimer
  2. En effet, comment faire d'une histoire passionnante un film transparent. Les cadavres de son génie passé doivent se retourner dans leurs tombes.

    RépondreSupprimer