
Réalisé par : Maïwenn
Avec : Karin Viard, Joey Starr, Marina Foïs...
Film : française
Genre : 22 ! V'là les flics !
Durée : 2h07
Le
quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs)
ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets
mineurs mais aussi la pause déjeuner où l’on se raconte ses problèmes de
couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions
des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais
aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables
dans les moments les plus impensables ; c’est savoir que le pire existe,
et tenter de faire avec… Comment ces policiers parviennent-ils à
trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle
ils sont confrontés, tous les jours ? Fred, l’écorché du groupe, aura du
mal à supporter le regard de Melissa, mandatée par le ministère de
l’intérieur pour réaliser un livre de photos sur cette brigade.
On accueille aujourd'hui un nouveau chroniqueur, Raino qui nous offre une critique du film Polisse !
Bienvenue parmi nous, bon courage et longue vie à toi !
Bienvenue parmi nous, bon courage et longue vie à toi !
Critique de Raino :
Polisse, troisième long-métrage de Maïwenn après notamment Le Bal des actrices
en 2009, est un énième film français relatant le quotidien d'une
brigade de police. Il s'agit de la Brigade de Protection des Mineurs, la
BPM. Mais ce n'est pas un film traitant d'une affaire en particulier,
c'est plutôt un film montrant comment la brigade vis avec les atrocités
qu'elle entend tous les jours, comment arrive-t-elle à prendre du recul
pour rester professionnel. C'est tout simplement une grande réussite.
Le jeu d'acteur tout d'abord, est simplement éblouissant. On y voit un Joey Starr à fleur de peau, une Karin Viard (ça devient une habitude) frisant la perfection et une Marina Foïs au poil. Les seconds rôles éclaboussent un peu moins à l'écran mais restent justes.
Le scénario est également excellent. J'ai été autant choqué que plié de rire tant Maïwenn a su alterner les moments durs (attouchements, abandons) et la légèreté quand ces flics décompressent (cf. la scène du portable et la scène de la boîte de nuit avec Joey Starr dansant sur "Stand on the word" de Keedz).
Le film parcourt dans son ensemble la vie de tout un service mais ne tombe jamais dans les clichés. Excepté quand une "riche et puissante" personne se fait interroger, l'ordre est donné par un gros ponte parisien de le laisser tranquille, même si ce dernier aime "un peu trop sa fille". Et pour vraiment chipoter, parlons de la fin. Je l'ai beaucoup aimé mais il faut avouer qu'elle est peut être de trop, pas nécessaire.
Bref, on m'a donné la chance (merci à l'équipe du blog) de pouvoir vous dire d'aller voir Polisse en courant. Et on se dépêche !
Le jeu d'acteur tout d'abord, est simplement éblouissant. On y voit un Joey Starr à fleur de peau, une Karin Viard (ça devient une habitude) frisant la perfection et une Marina Foïs au poil. Les seconds rôles éclaboussent un peu moins à l'écran mais restent justes.
Le scénario est également excellent. J'ai été autant choqué que plié de rire tant Maïwenn a su alterner les moments durs (attouchements, abandons) et la légèreté quand ces flics décompressent (cf. la scène du portable et la scène de la boîte de nuit avec Joey Starr dansant sur "Stand on the word" de Keedz).
Le film parcourt dans son ensemble la vie de tout un service mais ne tombe jamais dans les clichés. Excepté quand une "riche et puissante" personne se fait interroger, l'ordre est donné par un gros ponte parisien de le laisser tranquille, même si ce dernier aime "un peu trop sa fille". Et pour vraiment chipoter, parlons de la fin. Je l'ai beaucoup aimé mais il faut avouer qu'elle est peut être de trop, pas nécessaire.
Bref, on m'a donné la chance (merci à l'équipe du blog) de pouvoir vous dire d'aller voir Polisse en courant. Et on se dépêche !
Critique d'oldspider
Poignant. Voilà le mot qui m'est venu à l'esprit lorsque je suis sorti de Polisse. Alors pourquoi poignant ? Et bien c'est ce que je vais m’empresser d'expliquer.
Poignant
d'abord grâce aux situations choisies dans le film. Ces cas sont
bouleversants en soi car extrêmement réalistes. On ne reste pas
indifférent devant ces scènes et ça, c'est quelque chose de très
positif. J'ai rarement autant cru à une fiction réelle si je puis dire.
C'est dû, bien sûr, au fait qu'elles ont été inspirées de cas réels mais
aussi grâce à la réalisation qui est à mon avis plutôt intelligente. Je
parlais de fiction réelle précédemment, on la ressent grâce à la
caméra. Maïwenn use et abuse de la caméra épaule donnant un effet
documentaire. Voilà le mot est lâché. On a presque l'impression d'avoir
affaire à un documentaire. C'est comme si la réalisatrice était vraiment
allé dans cette brigade et avait suivi tous ces agents faisant vraiment
leur métier. La réalisatrice fait bien là un travail d'investigation
suivant le quotidien de la BPM. La force du film réside aussi par le
fait d'alterner les scènes de tension avec d'autres plus détendues. Ces
scènes de tension sont par exemple des interventions dans un camp
roumain, des témoignages pédophiles. Puis vient la détente qui est comme
une bouffée d'air pour les protagonistes et pour nous. Je pense
notamment à la séquence de la boite de nuit qui est tout simplement
magistrale. Bien maîtrisée et complètement cohérente, elle apporte de la
fraîcheur au film.
Attention,
acteurs talentueux ! Ils sont tous à la hauteur à commencer par Joey
Starr qui est à mon avis la plus grande réussite du film. Il nous offre
ici une performance de haute volée, forte et chargée en émotions. Tout
ce qu'il fait est intelligent et il ne tombe jamais dans le cliché.
J'espère vraiment qu'il pourra continuer dans cette voie à l'avenir.
Karin Viard est également exceptionnel car, encore une fois, le ton est
juste. De toute façon cela vaut pour tout le casting. Je n'ai pas relevé
de fausses notes chez les acteurs que ce soit Marina Foïs, Maïwenn elle
même, Emmanuelle Bercot … Même les enfants sont crédibles. J'ai en tête
une scène déchirante avec une mère obligée d'abandonner son enfant.
L'enfant est tellement réaliste dans sa façon de pleurer et de crier
qu'on a presque l'impression que c'était vrai.
Bon
vous l'aurez compris, Polisse est une réussite presque totale. Oui
presque totale car la fin tombe comme un cheveu sur la soupe pour moi.
Je n'en ai pas parlé car le scénario est pour moi presque secondaire
pour ce film. Mais bon faut bien finir d'une façon vous me direz. Après
tout ça n'a pas trop d'importance, vous êtes priés d'aller le voir tout
de même !
Critique de Kaal :
Le
cinéma français est en bonne forme en ce moment, et c'est pas un mal.
Il y a des films dont on en sort pas très bien, avec deux sentiments
partagés, celui d'avoir vécu une grande expérience entre de la grâce et
des moments éprouvants. Oui, Polisse
est un film éprouvant qui joue avec le spectateur. On alterne des
moments durs psychologiquement avec d'autres d'une hilarité presque
honteuse (je pense surtout à la scène du portable volé).
Ce qui ressort le plus du film, c'est évidement le casting. Presque parfait. Tous les acteurs y ont mis leurs tripes, leur coeur à commencer par Joey Starr. Écorché vif, il explose de force et de compassion. Une des plus belles performances de l'année. Karin Viard commence à avoir la fâcheuse tendance à frôler la perfection, on peut la remercier. Marina Foïs n'est pas en reste, mais son personnage manque peut être un peu de puissance par rapport aux deux autres précédents. On ne peut que féliciter les autres acteurs, moins médiatisés mais tous excellents, d'un étonnant réalisme.
Réalisme, voilà un mot qui résume assez bien ce film. Maïwenn s'est exclusivement servi de caméra épaule, ce qui peut fait passer le film pour un documentaire, une idée très intéressante et qui donne plus de force à son métrage. On pourra regretter un peu le manque d'audace dans la réalisation, sûrement due à la présence de Maïwenn dans le film dans un rôle qui était dispensable, du moins cette relation d'amour avec Fred.
Polisse est assurément un des films de l'année, alternant les moments de grâce et des moments peu utiles qui, soit approfondissent les vies des personnages soit alourdissent l'ensemble du film (il dure plus de 2h quand même !). A voir sous peine de poursuite.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire